Le 19 novembre, Saint Martyr AGAPIOS, mort déchiré par les fauves

Saint Agapios vivait à Gaza en Palestine sous le gouverneur Urbanus qui avait été chargé d'exécuter les édits de persécutions de l'empereur Dioclétien. A plusieurs reprises déjà, le Saint avait été condamné à servir de pâture aux fauves et avait été amené en cortège de la prison à l'amphithéâtre, en même temps que des malfaiteurs. Mais, chaque fois, le juge, après des menaces, soit par pitié, soit dans l'espoir d'un changement de détermination, l'avait renvoyé pour d'autres combats. La deuxième année de la grande persécution (304), l'empereur étant en visite dans la ville, on fit paraître Agapios au milieu du stade avec un malfaiteur. Presque de la même manière que lors de la passion du Seigneur, le meurtrier fut relâché, comme Barabbas (Mat. 27:15-26), aux cris de louange de la foule pour la bienveillance du souverain, alors que l'athlète de la piété était soumis à un ultime interrogatoire. Comme il refusait d'obtenir la liberté en échange du reniement, il témoigna à haute voix qu'il était prêt à subir tous les tourments pour la cause de la vérité et de la justice. Et, disant cela, il joignit l'acte à la parole, s'élança en courant au-devant d'un ours lâché contre lui et s'offrit joyeusement à lui pour être sa nourriture. La bête le lacéra de ses griffes, mais le laissa encore respirant. On l'emporta alors dans la prison, où il survécut un jour. Le lendemain, on jeta son corps à la mer après avoir attaché des pierres à ses pieds.