Le 19 septembre, mémoire des Saints Martyrs TROPHIME, SABBATIOS et DORYMÈDE

Ces saints vécurent sous le règne de l'empereur Probus (vers 277). De passage à Antioche de Pisidie lors de la fête d'Apollon, les Saints Trophime et Sabbatios furent tout affligés de voir les habitants en délire. Ils adressèrent à Dieu d'ardentes prières pour le salut de la ville et se déclarèrent publiquement Chrétiens. On les mena devant le gouverneur, qui fit d'abord interroger puis torturer Trophime. Celui-ci fut si violemment flagellé que la terre était couverte de son sang. Sabbatios comparut à son tour, confessa le Christ et fut frappé au visage. Après quoi, on lui déchira les flancs avec des onglets de fer, on lui arracha les os de leurs articulations et on lui piétina le ventre. Le Saint rendit l'âme au milieu de ces supplices. Trophime, lui, fut envoyé à Pérénnius Dionysius, gouverneur de la Phrygie Salutaire, dans la métropole de Synnades. On le chaussa de sandales couvertes de clous de fer pointus et, comme il continuait de confesser audacieusement le Christ, on le flagella à nouveau pendant de longues heures, puis on couvrit ses plaies de sel et de vinaigre après les avoir brûlées avec des torches. Dorymède, le premier des conseillers de la ville, visita alors Trophime dans sa prison et se déclara lui aussi Chrétien devant le gouverneur qui lui fit déchirer les joues et les côtes et arracher les dents. Après lui avoir fait subir encore bien d'autres supplices, il le fit comparaître devant son tribunal en compagnie de Trophime. Comme les Saints n'en avaient que plus d'ardeur à proclamer que l'amour du Christ est plus fort que la mort, Pérénnius leur fit arracher les yeux, puis les livra aux bêtes. Celles-ci ne les ayant pas touchés, respectant la grâce qui était en eux, le gouverneur leur fit trancher la tête.