aaaCe quatrième dimanche de Carême, nous faisons mémoire de notre Vénérable Père Jean Climaque.

Tu mortifiais la chair, Saint Jean, de ton vivant
et, bien que tu paraisses sans vie maintenant,
tu vis éternellement.
L'Echelle où tu décris la montée vers les cieux
annonce de ton âme le retour à Dieu.

Jean ClimaqueaaaAlors qu'il était âgé de seize ans et qu'il avait l'esprit vif, il s'offrit à Dieu en victime sacrée, gravissant la montagne du Sinaï. Après dix-neuf ans passés dans ce Monastère, il le quitta pour le stade des hésychastes : à cinq milles de la palestre où s'exerça l'anachorète Cyriaque, il fixa sa demeure au lieudit Tholâs. Il y passa quarante ans, dans un ardent amour, constamment embrasé par le feu de l'amour divin. Il mangeait de tout ce que lui permettait la règle (et en cela il brisait très sagement l'aiguillon de l'orgueil), mais il le faisait en toute frugalité et non jusqu'à satiété. Et le flot de ses larmes, qui pourrait le décrire ? Le sommeil, il en prenait juste assez pour ne pas gâcher par l'insomnie les facultés de son esprit. Le cours de sa vie, c'était la prière continue et un amour de Dieu sans pareil. Ayant, par toutes ces vertus, mené une vie agréable à Dieu, ayant écrit l'Echelle, rédigé ses enseignements et rejoint la plénitude de la bonté, il s'endormit dignement dans le Seigneur, l'an six cent-trois, à l'âge de quatre-vingts ans, laissant beaucoup d'autres écrits.

Par ses prières, Ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Cette vie de Saints est tirée du :
"Triode de Carême", Diaconie Apostolique 1993